Pertes d'activité : Bruno Le Maire promet d'aider les entreprises pénalisées par le pass sanitaire

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Publié le 28 juil. 2021 à 10:07

« Comme nous avons répondu présent depuis le premier jour de cette crise, nous répondrons présent à la fin de l'été pour ceux qui auront été impactés. » Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, s'est voulu ce mercredi très rassurant à l'égard des professionnels, inquiets de nouvelles pertes de chiffre d'affaires alors que l'entrée en vigueur du pass sanitaire a fait baisser les fréquentations de lieux d'accueil du public.

« Le 30 août, je recevrais l'ensemble des secteurs auquel un pass sanitaire est imposé. Nous verrons avec eux quelles sont les pertes de chiffre d'affaires et nous prendrons les décisions nécessaires pour les aider », a-t-il souligné sur RTL.

Cinémas, salles de sport, spectacles… Tous ces secteurs se plaignent de l'entrée en vigueur du pass sanitaire, le 21 juillet, qui a eu pour conséquence de faire fuir une partie de leur clientèle. Les secteurs de la restauration, de l'hôtellerie ou encore des transports, pour lesquels le pass s'appliquera courant août, appellent l'exécutif à l'aide pour amortir le choc.

La reprise pas affectée

Le gouvernement, qui avait prévu de débrancher les aides attribuées pendant la crise sanitaire tout au long de l'été, risque donc de revoir ses plans. Déjà ce mardi, le rapport rendu par Benoît Coeuré , chargé du comité de suivi et d'évaluation des mesures de soutien aux entreprises, avait suggéré au Premier ministre de prolonger une partie des aides au-delà de l'été.

En tout état de cause, Bruno Le Maire estime que ces nuages, liés à la nécessité de contrecarrer la progression du variant Delta sur le territoire, ne remettent pas en cause la reprise économique. « Je regarde les prévisions, comme celles du FMI, qui prévoit 5,8 % de croissance cette année, analyse le ministre. La réalité c'est que l'économie redémarre très fort, parfois même trop, au point que certains secteurs font face à des difficultés de recrutement ou des tensions sur les matières premières », a-t-il noté.

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